Une ville 2.0 — dense, mixte, verte et apaisée
Révision complète des paradigmes urbains : villes denses (interdiction constructions en zone non dense, libération de la verticalité), mixtes (logement-bureaux-agriculture-jardins), de qualité (rénovation thermique BBC, 700 000 logements/an), environnementales (végétalisation, extinction éclairages la nuit, mobilités douces). Coût rénovation : +8 Md€/an. Économies énergie : −4 Md€/an.
📄 Contenu détaillé de la mesure▶
En parallèle de la mise en œuvre de sources d’énergie plus propres, il convient de limiter notre consommation énergétique et le gaspillage. Cela passe par une révision complète de nos paradigmes concernant la ville et l’habitat.
La ville 2.0 sera dense. Lutte contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols. Interdiction de toute nouvelle construction en zone non dense. Libération de la verticalité dans les villes — les tours ne doivent plus être un tabou.
La ville 2.0 sera mixte. Dans ses activités (logement, bureaux, agriculture, jardins publics, services) et dans la répartition des infrastructures. Les lieux de travail doivent réintégrer les centres-villes.
La ville 2.0 offrira une qualité de vie optimale. Rénovation thermique de 700 000 logements/an aux normes BBC. Réduction de la place de l’automobile et promotion des modes doux.
La ville 2.0 sera environnementale. Végétalisation des espaces urbains, création de jardins verticaux, incitation à la conversion des toits en jardin, limitation de la pollution lumineuse (extinction des éclairages la nuit), interdiction de tout nouveau projet d’infrastructure routière ou aéroportuaire.
📊 Phasage et chiffrage▶
| Phase | Période | Actions prioritaires | Dépenses | Économies |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Ans 1-10 | Rénovation thermique 700 000 logements/an (BBC). Interdiction constructions en zone non dense. Autorisation tours en zone dense. Végétalisation urbaine. Limitation pollution lumineuse. Mobilités douces prioritaires. | +8 Md€/an (rénovation thermique) | −4 Md€/an (énergie économisée) |
| 2 | Ans 10-30 | Villes denses et mixtes. Automobile marginalisée. Qualité de vie urbaine au niveau nordique. Biodiversité urbaine restaurée. | +5 Md€/an | −8 Md€/an |
Synthèse : Coût : +8 Md€/an | Économies énergie : −4 Md€/an | Bilan : +4 Md€/an (investissement net)
⚖️ Avantages et inconvénients▶
| ✅ AVANTAGES | ⚠️ INCONVÉNIENTS / RISQUES |
|---|---|
| • Réduction massive de la consommation énergétique (−30% chauffage) • Qualité de vie urbaine améliorée • Lutte contre l’artificialisation des sols (objectif ZAN) • 700 000 emplois dans la rénovation thermique | • Coût rénovation thermique très élevé : +8 Md€/an minimum • Résistance des propriétaires aux travaux obligatoires • Interdiction constructions zones non denses : résistance des élus ruraux • Rythme de 700 000 rénovations/an : doublement du rythme actuel, nécessite main-d’œuvre qualifiée |