Construire une politique internationale fondée sur la neutralité active
La France appliquera un principe de neutralité active : non-belligérance et non-ingérence par défaut, mais droit inaliénable à la légitime défense et à la protection des ressortissants. Désengagement progressif des théâtres d’opérations (Sahel, Moyen-Orient), rationalisation du réseau diplomatique et harmonisation de la politique étrangère sous tutelle du ministère des Affaires étrangères.
📄 Contenu détaillé de la mesure▶
Nous sommes attristés de constater que le bilan de la politique extérieure des cinquante dernières années n’a en rien amélioré la stabilité internationale, l’état de la démocratie, ni freiné la réduction des inégalités. Mais nous sommes également conscients de l’instabilité du monde actuel et des politiques agressives menées par certains pays aux portes de l’Europe.
Ainsi, un principe de neutralité active sera appliqué par la France : non-belligérance et non-ingérence par défaut, mais droit inaliénable à la légitime défense et à la protection des ressortissants.
Un des premiers actes sera d’enclencher un désengagement progressif des théâtres d’opérations dans lesquels la France est empêtrée depuis des années (Moyen-Orient, Afrique). Les différents embargos seront réévalués. Le réseau diplomatique français (troisième derrière les USA et la Chine) sera rationalisé.
La France appliquera un principe simple vis-à-vis des régimes dits « autoritaires » : soit une dénonciation du régime politique et la coupure de toute relation diplomatique et commerciale avec lui, soit une relation diplomatique apaisée qui ne sera plus basée sur le jugement ou le rappel mou au changement. La France se contentera de montrer la voie par l’exemplarité de sa démocratie.
La politique internationale sera harmonisée sous le ministère des Affaires étrangères, afin d’éviter le morcellement et les contradictions entre les lignes politiques des différents ministères. France 24 et RFI seront renforcés comme outils de diplomatie d’influence et de contre-désinformation.
📊 Phasage et chiffrage▶
| Phase | Période | Actions prioritaires | Dépenses | Économies |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Ans 1-3 | Désengagement progressif théâtres d’opérations (Sahel, Moyen-Orient). Réévaluation embargos. Rationalisation réseau diplomatique. Harmonisation politique étrangère sous MAE. | −500 M€/an (désengagement opérations) | −500 M€/an |
| 2 | Ans 3-10 | Neutralité active opérationnelle. Doctrine claire vis-à-vis des régimes autoritaires. Montée en puissance France 24/RFI comme outils de diplomatie d’influence. | +100 M€/an (diplomatie d’influence) | −600 M€/an |
Synthèse : Économies opérations extérieures : −500 M€/an | Investissement diplomatie d’influence : +100 M€/an
⚖️ Avantages et inconvénients▶
| ✅ AVANTAGES | ⚠️ INCONVÉNIENTS / RISQUES |
|---|---|
| • Cohérence de la politique étrangère — fin des contradictions entre ministères • Préservation des ressortissants sans engagements militaires coûteux • Économies sur opérations extérieures (actuellement ~1 Md€/an) • Signal fort de modernité diplomatique | • France = membre permanent Conseil de Sécurité ONU → obligations de maintien de la paix incompatibles avec non-ingérence stricte • Risque de perte d’influence internationale et de contrats d’armement • Doctrine binaire (rupture totale ou relation apaisée) peu adaptée aux subtilités diplomatiques |